Piano et Nostalgie...

Publié le par Mamanie

Une journée indéfinissable aujourd'hui, me rapproche de mon blog...

J'avoue ne pas avoir la plume facile en ce moment... L'hiver se coule dans mes veines et glace mon cerveau. J'hiberne...
Vivement le soleil, le printemps, les petites fleurs et les oiseaux !
Heureusement, il y a la politique qui me maintient en vie et en révolte. Mais çà, vous le savez tous.
Par contre, ici dans le Perche, il est difficile de communiquer avec les gens... Ils sont fermés sur leur vie, leur souci, leur galère, leur famille et j'ai l'impression de vivre avec des clans. Oui, j'ai dit clan. D'ailleurs, je fais, moi même partie du clan des "accourus" comme ils disent ici. Je suis de la région parisienne... Pas de chez eux...
Pourtant, la première fois que je suis arrivée à Mauves, j'avais 5 ans. Mon père était prisonnier. La guerre n'était pas terminée. Et maman me soignait pour une maladie à la mode, la tuberculose, ou du moins pour une primo-infection. Pour ceux qui lisent mon herbier, vous allez dire que je me répète. Car depuis cela, j'ai aujourd'hui 73 ans et je suis propriétaire de ma maison où aujourd'hui, je vis et vote dans mon village... Mais c'est simplement pour mettre le doigt là où cela fait mal. Pour eux, je suis toujours une accourue pour les gens d'ici. Cela devrait me donner une petite porte d'entrée quand même... Ben non... Difficile de se faire des amis... Mis à part, bien sûr des copains du Front de gauche que j'ai connu en militant. Mais cela fait peu... Et de plus, il y a un couple d'amis qui retournent sur la région parisienne. Démoralisant... Et puis, il neige, je n'aime pas le froid ni la neige... C'est beau et froid et on ne voit pas les reliefs. Une vraie misère...
Bon, vous le voyez, je suis triste...
Une chose quand même, aujourd'hui, petite nenette audditionne et joue du piano pour la première fois devant un public. Un air de Haendel... (Pas celui que vous allez écouter !) Elle y est en ce moment... Je suis tout près d'elle et je la soutiens moralement,
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fusette 13/02/2013 21:29


Merci pour la zic..c'est enchanteur !


et j'espère que ta petite-fille a tout donné !


Je ne connaissais pas les "accourus", celà me plait bien..pas facile de s'intégrer..l'humain est un drôle d'animal...


Dans ma rue, nous avons un couple "d'accourus" du 94. Ils sont en retraite et ont voulu se rapporcher de leurs 2 filles vivant dans la région..Mais, malgré les invitations de notre petite
communauté de quartier, ils ne participent pas à nos réunions...même s'ils sont toujours partant pour tailler une bavette.... sur le trottoir.....


Bise Annie..et..le printemps revient..caresse à Eliott

hélène 02/02/2013 17:16


les "accourus " c'est rigolo ce nom , ici , c'est pire , les touristes sont les "prenl'air" !

rené 31/01/2013 19:06


Bonsoir, amie lointaine,


Tiens, le revoilà ? Mais où était-il passé celui-là?


Nous sommes le dernier jour de janvier et je me dis que suis encore dans les temps pour te souhaiter une belle et heureuse année.


Je sais, ce sont des mots qui ne reflètent pas toujours les véritables sentiments. Parfois, ceux-ci sont si intimement enfouis au tréfonds du coeur, qu'il est difficile d'en vérifier l'existence.


Mes souhaits sont sincères, ma chère amie.


Pour en venir à ton billet, je dirai qu'il m'est souvent arrivé de constater la méfiance des villageois à l'arrivée du "nouveau". Ils le désignent comme tel, car ils n'ont pas ou n'ont plus la
mémoire des noms, des visages et parfois même des évènements. Ils attendent de nous que nous leur montrions que si nous ne paraissons pas des têtes bien faites et parfaitement remplies, nous
pouvons être leur égaux. Les gens des campagnes sont à l'identique des éléments qui les entourent. Ils sont méfiants des autres hommes, car ils se connaissent bien et imaginent que nul autre
personnage ne saurait être différent.


Et puis,sans vouloir mettre en avant l'âge, car pour tous, autant que nous sommes, le temps est le même ; d'une personne qui n'a plus rien à prouver, ils savent qu'ils ne peuvent rien attendre.
Ils oublient que parfois, alors qu'ils étaient encore, jeunes, ils ne pouvaient ou ne savaient démontrer eux-mêmes qu'ils pouvaient apporter un petit plus à leurs voisins, même si ce petit
quelque chose n'était qu'un modeste sourire.


Le temps, dis-je, égrène ses grains de sable. Devant chez certaines personne, il construit des dunes, alors que sur le seuil de certaines demeures, il aime à dessiner les plus belles plages
que les îles pourraient envier. Et vois-tu, ma chère amie, devant ta porte, j'ai le sentiment que la fine couche de sable forme la plus belle plage et que de nombreuses empreintes y sont
imprimées. Ce sont celles de tes amis qui, avec délicatesse, te font un petit signe de la main.


Personne ne t'oublie, ma chère amie ! Même s'il arrive que des énergumènes comme moi prennent leur temps pour venir planter un palmier sur le beau sable blanc qui ourle le pourtour de la petite
maison verte.


A bientôt, Annie. Tu sais que je suis loin et qu'il m'en coûte de plus en plus pour sortir de ma forêt.


Je t'embrasse,


René

Papy Jean 29/01/2013 13:36


"Accourue" oui, mais il ne faut pas s'offusquer de l'accueil. Ce ne sont pas des "Mauvais".


Dans le temps c'étaient ceux du village d'à côté qui n'étaient jamais vraiment acceptés.


Le printemps est en marche, le moral va revenir. Et puis "Nénette" viendra récolter tes bisous...


 

mamie-lucette 28/01/2013 10:19





Bonjour ANNIE, le soleil brille ce matin, quelle joie après tous ces jours de grisaille...Bon début de semaine, gros bisous

mamie-lucette 27/01/2013 10:01





Bonjour Annie, je vois que du as du mal à te faire accepter par les gens de ton village, tu y es déjà depuis longtemps, mais c'est ainsi maintenant les gens restent chez eux et ne s'occupent pas
de leurs voisins... J'ai quelques amies à l'atelier de peinture sur soie où je vais 2 fois par semaine.... Il pleut et vente ce matin... Bon dimanche, gros bisous