J'ai un truc...

Publié le par Mamanie

... A vous proposer...

 

Vous le savez, j'aime bien écrire des petites choses sans importance, mais aussi des souvenirs d'enfance, comme "Mon herbier" par exemple...

Quelques-un(e)s d'entre vous me posent souvent la question : "comment fais-tu pour te souvenir de toutes ces petites choses de l'enfance ?"

 

Et pourtant, je me suis rendue compte, lorsque j'évoque un souvenir comme "le pot à lait", par exemple, ce que cela évoque de souvenirs pour vous à votre tour.

Et là, comme un fil de vie se détache de la mienne, ce fil vient attrapé un fil de la vôtre et nous tricotons ensemble des souvenirs communs.

J'ai appris cela dans un atelier d'écriture à l'université quand j'ai repris mes études après la retraite.

Et j'y ai pris tellement de plaisir que je vous propose de le partager avec vous.

 

Mon truc c'est d'animer un "atelier d'écriture partagé" sur le blog, pour ceux qui le veulent bien, évidemment.

Bien sûr, vous allez penser qu'un atelier d'écriture partagé, c'est toujours autour d'une table, un crayon à la main et une feuille de papier ou un cahier devant soi... Et bien là, ce sera le blog, le vôtre ou le mien et les retours seront les commentaires des uns et des autres.

 

Mais, savez-vous ce qu'est un atelier d'écriture partagé ? Sûrement oui, mais pour ceux qui ne savent pas, je voudrais en donner quelques éléments...

 

"L'atelier d'écriture partagé" est un lieu convivial (là, le lieu sera virtuel...) de la plus grande liberté à l'intérieur de la plus grande contrainte ! Contrainte par l'ordre donné par l'animateur, contrainte par la motivation d'écrire, contrainte d'être lu, mais aussi le bonheur du don de soi, par dessus tout. (Je tiens à préciser que le but n'est pas de faire de la grammaire ou de l'orthographe mais d'écrire). L'animateur est obligé d'écrire comme les participants. 

Et ainsi, d'une production à l'autre, c'est sa propre vie que l'on révèle... Tout le monde peut écrire, tout le monde a quelque chose à dire, des merveilles, des perles ou  des bijoux que l'on montre à l'occasion d'une rencontre, la rencontre ici, c'est l'écriture... 

 

Un atelier d'écriture débute souvent avec un inducteur.

Je vous donne un exemple : Je vous demande de vous souvenir de 5 petites choses de votre vie quotidienne :

Par exemple :

"je me souviens que je n'ai plus de pain"

"je me souviens que j'ai rendez-vous chez le podologue"

"je me souviens que je dois vermifuger le chat"

"je me souviens de ma petite nenette qui m'a souhaité ma fête des grands-mères au téléphone"

"je suis bouleversée par l'information sur le Japon"

"je suis agacée par la politique".

 Puis, en choisir un et développer, déplier l'histoire en une quinzaine de lignes.

 

Pour ma part, je choisis : "je me souviens que je n'ai plus de pain". Et ce faisant, je vais déplier l'idée en racontant mon histoire.

 

"La boucherie est fermée définitivement". Voilà ce que je lis ce matin sur la devanture du boucher. Ben alors ? Comment cela est possible ? Il ne m'en a pas parlé ? Que se passe-t-il ? Intriguée et peinée, je monte le bourg et j'arrive devant le café. Fermé ! Ben oui, la boulangère est en vacances, alors c'est le cafetier qui vend le pain ! Mais il a fermé boutique. Pas de pain, pas de viande !

Je passe à la mairie et j'interroge la secrétaire, qui ne sait pas... "y a des rumeurs" me dit-elle... Bof les rumeurs, je n'aime pas. "Les élus savent quelque chose ?" "Ben non, et puis ils ne sont pas là, faudra revenir la semaine prochaine". Quand même, je râle un peu ! Il n'y a plus de commerce dans le village. On est à la retraite, on est obligé d'aller faire ses courses à 10 km de là. Pour l'instant, je peux conduire mais... etc. Et je ronchonne un peu en promettant de revenir la semaine prochaine.

Rentrée à la maison, je téléphone à un ami qui était maire de la commune avant les dernières élections et qui resté au conseil municipal. Il n'est pas là, c'est sa femme qui me répond : "Ben oui y a deux possibilités, ou bien sa boucherie n'est plus aux normes, ou bien il a eu des problèmes avec son ouvrier". La réponse ne me satisfait pas trop. D'autant qu'il n'y a plus d'épicerie non plus... Etc."

Et c'est une histoire vraie !

Alors, voilà, j'ai fait un petit travail d'écriture sur un problème de la vie courante...

C'est une histoire sans grande importance, mais je suis sûre que cet exemple va résonner en vous ! A vous, maintenant, si vous en avez envie...

Et merci !

 

 

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P
<br /> <br /> Je réponds à ton invitation d'écriture partagée. Voici ce que m'inspire ton propre article. Je parle d'un village proche du tien.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Définitivement fermé !"  Je ne sais si c'est ce que mes parents ont affiché sur la boutique lorsqu'ils ont cessé leur activité et ont pris leur retraite<br /> sans pouvoir vendre "le fonds de commerce" d'épicerie et de charcuterie qu'ils tenaient depuis des années.<br /> <br /> <br />  <br /> Cela faisait des lustres que le village avait entamé son déclin par une diminution constante de sa population.<br /> <br /> <br /> <br /> Au début des années 50 Verrières comptait encore trois épiceries, trois cafés, deux boulangers, un bureau de poste, un curé, l'école primaire communale, un maréchal-ferrant, un charron,<br /> un cordonnier-marchand de chaussures, un tailleur d'habits-bureau de tabac, un bourrelier, deux coiffeurs, un hôtel-restaurant.<br /> <br /> <br /> <br /> Aujourd'hui tout a disparu à l'exception d'un boulanger et de l'hôtel-restaurant.<br /> <br /> <br /> <br /> La première à fermer fut Mme veuve Moreau et sa petite épicerie-mercerie-buvette à l'entrée du village près du monument aux morts.<br /> La fermeture du bureau de poste tenu par M. Busson annonça le choix de la rentabilité sur la notion de service public dans les zones rurales.<br /> M. Courvolle mis aussi la clé sous la porte de sa boulangerie, laissant Hippolyte Chartrain seul fournisseur des gros pains de quatre livres qui ne rassissaient pas rapidement et qui<br /> constituaient l'essentiel des achats de la campagne.<br /> <br /> <br /> <br /> Aucun jeune ne voulut se lancer à reprendre un commerce ou un autre dans un village dont la population diminuait inexorablement du fait de la mécanisation des travaux agricoles.<br /> <br /> <br /> <br /> On n'entendit plus le tintement sur la forge du marteau de "Paulo" Tenin<br /> qui ferrait les chevaux percherons des domaines de la Crochetière ou de la Roustière.<br /> Auprès du lavoir, sur la route de Nocé, M. Leprince ne fabriqua plus de grosses roues de charrettes aux bandages de fer.<br /> <br /> <br /> <br /> A la boutique ma mère voyait diminuer lentement sa clientèle au profit des achats en ville dans les commerces qu'elle ne pouvait concurrencer.<br /> Ne restaient plus que les gens qui n'avaient pas de moyen de locomotion, comme la vieille Mme Faucon dont la jupe couvrait les chevilles et qui relevait<br /> son cotillon au moment de payer pour aller chercher sa bourse sous son jupon.<br /> Restaient aussi tous ceux qui avaient des fins de mois difficiles et demandaient<br /> de "marquer sur le cahier" ce qu'ils ne pouvaient payer comptant.<br /> Mon père faisait des "tournées" avec un camion dans tous les villages  et les hameaux environnants pour élargir la clientèle de sa charcuterie artisanale.<br /> <br /> <br /> <br /> Aujourd'hui la boutique est devenue maison d'habitation comme les autres.<br /> Les vaches de Mlle Boulay ne traversent plus le village pour aller à la traite.<br /> L'école reste silencieuse à l'heure des récréations.<br /> L'église ne retentit plus de l'angélus qu'Eugène Larcher le cordonnier,  appuyé sur sa canne, venait sonner de son pas claudicant. Aucun prêtre n'a pris<br /> la relève de l'abbé Michel qui avait succédé au vieux curé Dallier, dont je servais la messe le matin avant d'aller à l'école.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> Quelques maisons neuves ont été construites sur la route qui va vers Saint-Pierre-la-Bruyère, du côté du Gasceau.<br /> L'espoir peut-être de rajeunir ce village percheron qui ne comptait plus que 383 habitants au dernier recensement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Une histoire qui me revient à l'esprit c'est celle de mes vacances en Normandie chez ma grand'mère paternelle. Avec mon père, nous allions par les petits chemins à la recherce des noisettes, avec<br /> une branche de coudrier il inclinait les branches du noisettier et moi je récoltais les noisettes. Un autre jour nous partions dans les prés de bonne heure pour récolter des champignons blancs<br /> qui ressemblaient aux champignons de Paris. Une autre fois, nous allions dans les bois cueillir les myrtilles, la récolte est difficile car les fruits se trouvent sur de petits arbustes. Le soir,<br /> j'allais chercher le lait à la ferme voisine, je partais avec mon pot de lait en ferraille et je gambadais sur le chemin. La fermière qui me connaissais bien, me donnais une grande tasse de lait<br /> qui venait de sortir du pis de la vache. Je n'ai jamais retrouvé le goût et la saveur de ce breuvage encore tiède. Ma grand'mère tenanit une petite épicerie dans le village et le dimanche matin<br /> j'avais le droit de l'aider à vendre. A cette époque j'avais douze ans et je crois que je n'ai jamais passé d'aussi bonnes vacances .<br /> <br /> <br /> J'espère que ma petite hitoire te plaira.<br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Bonjour Annie, Minet regarde dehors s'il ne voit pas Elliott.<br /> <br /> <br /> Amusante ton idée d'écrire quelques lignes que nous échangerions sur le blog.<br /> <br /> <br /> Le soleil brille, tantôt j'irais faire une promenade dans les environs à la découverte de petits villages que je ne connais pas.<br /> <br /> <br /> Bonne journée et bons baisers<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> En toute simplicité bien sûr !<br /> <br /> <br /> <br />
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