Autant en emporte le temps...
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Tout comme Jean-Luc Mélenchon, Je m’oppose à l’idée que l’immigration soit un
problème en France.
Et voilà, je suis réinstallée. Les valises vidées, les chambres prêtes, les courses effectuées et la cheminée allumée...
La maison était froide et humide... Mais elle chauffe très vite et une douce chaleur a envahi la pièce principale très vite...
Elliott a rencontré sa mère, ils étaient comme deux diplodocus face à face et ils se sont mis une bonne peignée !
Les oiseaux sont revenus et les tourterelles se sont posées sur le rebord de la fenêtre pour nous saluer. On a vu le petit rouge gorge (va faire froid demain...) mais aucune mésange... Des pinsons et des moineaux. Elles ont dû souffrir les mésanges, j'ai retrouvé plein de plumes bleues sur le gazon, c'est Cacahuette, la mère d'Elliott qui a dû chasser dans le jardin.
Le temps n'est pas clément, il fait très humide, ce matin, on était dans le brouillard...
Mais c'est bon de retrouver sa maisonnette.
C'est reparti pour une saison de plaisirs, entrecoupée toutefois de visites à Saint-Denis pour des visites chez les hommes de l'art et pour le mariage de mon fils, çà c'est très chouette !
Le potager n'est pas en reste. Toutes les plantations d'ail et des échalotes ont réussies. Par contre, tout a souffert et nous allons couper toutes les branches mortes.
On a du pain sur la planche de ce côté...
Je viendrai vous voir mais pas ce soir car je regarderai « on n'est pas couché ».
Je pense que l'on va s'amuser un peu... C'est la Marine... Ce n'est pas que je l'aime mais j'aimerai surtout connaître la réaction des Pulvar et Polovny ! Et les joutes orales de tous les invités.
Bon, allez bonne fin de week-end à vous tous.
Bonsoir à tous.
Les valises sont bouclées...
Demain, je vous écrirai de la petite maison verte !
Je suis contente de rentrer dans mon Perche joli, malgré le froid et la pluie.
Je vais retrouver mes gentils voisins, mes nouveaux amis du Front de gauche, qui nous attendent de pied ferme pour militer avec eux.
Mes amis du Club des écrivains, aussi, et je vais m'inscrire au club de Généalogie, car m'est venue l'idée "sotte et grenue" comme disait l'un de mes amis, de chercher d'où je viens, qui sont mes descendants... Vaste programme... J'ai aussi trouvé une idée pour écrire ma thèse autrement... Je vous en reparlerai.
En attendant, écoutez bien les candidats à l'élection présidentielle dans leurs discours, ne laissez pas aux autres le droit de raconter des mensonges, gardez votre esprit critique, soyez objectifs, réfléchissez par vous-même, ne vous laissez pas envahir par les idées d'extrème droite. Lisez les programmes des candidats.
Et surtout, surtout, écoutez les interventions de Mélenchon. Ce sont de vrais petits bijoux de cours pédagogiques sur la politique. A chaque meeting, il développe une idée nouvelle du programme du front de gauche, jubilatoire et très instructif.
Pour ceux qui le peuvent, organisez des soirées d'écoute à la maison avec les voisins, c'est super ! Cela discute ferme dans les chaumines ! Les temps de la campagne présidentielle vont être très durs. Ils vont sortir l'arsenal.
Bonne nuit et à demain pour des nouvelles percheronnes !
Il fut un temps où j'étais toujours la plus jeune d'un groupe... En bonne santé... Puis tout à coup, je me suis retrouvée souvent la plus âgée... Ce passage s'est produit sans que je
ne me rende compte de quoique ce soit.
Aujourd'hui, je suis la plus vieille des belles sœurs, des beaux frères, des tatas et des tontons et évidemment des mamies de la famille.
Ce qui aux yeux de mes petites filles me prévaut le nom de mamie.
« Comment t'étais mamie quand tu étais jeune ? »
« Belle ! » leur réponds-je...
« Ah ? »
Ben oui, j'étais belle. On dit d'une femme qu'elle est belle, quand elle a un joli visage, une silhouette mince et souple, une sourire lumineux et une gentillesse à l'égard de tous. Que sa beauté ne s'arrête pas au physique mais donne à celui-ci une élégance de cœur.
Oui, je me suis sentie toujours belle, malgré l'usure du temps...
Vous allez dire : « quelle crâneuse ! » Vous aurez sans doute raison.
Mais il faut bien se faire des compliments.
Et puis, l'enfant qui s'interroge sur son aïeule en demandant : « tu vas moure, alors ? » vous commencez à vous inquiéter..
Et lorsque le ravage d'une sale maladie vous marque le visage, vous avez peur de perdre vos traits encore jolis, votre petit nez retroussé, vos lèvres charnues, votre peau de rouquine, tavelée de taches de rousseur... Et surtout votre santé, déjà jugée précaire pour d'autres raisons.
Hélas, c'est ce qui est en train de se produire, pour ma chère trombine. Un vilain carcinome baso-cellulaire (en clair, un cancer de la peau) est venu se nicher sur le bout de mon nez.
Biopsie... J'attends les résultats... Je n'en mène pas large... Allez voir sur internet ce que cela rend quand on opère un nez affublé d'un carcinome, jugé bénin par les médecins !
Vous comprendrez mon angoisse... Le dos, çà va, mais le nez ! Et puis si ce fichu crabe s'est étalé sur toute la face, alors là, je n'ai plus qu'à porter un masque ! Ou me faire bonne sœur dans un couvent ! Sous le nom de Sœur balafrée...
Bien sûr, entre ces deux photos, ce sont passées quelques paires d'années ! Mais bon... Il me reste quelque chose de précieux, je suis une résiliente. Alors !
Métro Charonne…
"Al-gé-rie Fran-çaise !"
Cris dans les rues, sifflets, débandades, violences
Dans le canal, des cadavres d’hommes, défigurés, martyrisés,
assassinés par ceux qui voulaient faire la guerre aux fellaghas...
Départ des appelés, tentatives de suicides, corps, sur les rails,
allongés, empêchant les trains de démarrer
de ceux et celles qui ne voulaient pas tuer des fellaghas...
Algérie... Peuple colonisé, torturé, napalmé, tué, violé, martyrisé...
Paris... Manifestations, fouilles, arrestations...
« Colonialisme : fascisme »
« L’Algérie aux Algériens ! »
« Paris, Blida et Médéa, même combat ! »
Métro Charonne... Les matraques des flics et leurs capotes pliées
claquent et frappent durement le dos des manifestants,
refusant l’agression du peuple ami.
Plaques d’égouts, grilles d’arbres volent et se fracassent...
Métro Charonne... Courses, cachettes, escaliers, portes fermées,
mais aussi portes entrebâillées laissant furtivement passer
ceux qui refusent de tuer des fellaghas.
Métro Charonne...
Chaussures, montres, cravates et sacs jonchent le sol.
Triste brocante laissant un goût de sang...
« Anne Godeau, en ce jour, assassinée,
petite postière, mon amie, tu voles légère comme la nue,
tu portes en compagnie de Fatima,
violée, morte d’avoir trop souffert et criée,
le dernier message d’amour des femmes : « paix en Algérie ! »
Des appelés ne sont pas revenus...
Lequel avait tiré le premier : l’Algérien ? le Français ?
On ne le saura jamais... Mais c’est pourquoi aujourd’hui,
il y en a qui bouffe encore du fellagha...
Et la preuve que la gégène, le viol, la tuerie n’ont pas de patrie...
Qui aujourd’hui, empêche les Algériens de vivre leur vie ?
Atelier d’écriture (Université de Saint-Denis) :
année 1999-2000
Annie
... Et les garçons ! Je
sais que vous passez sur mon blog sympa pour venir y écouter les discours de Mélenchon ! Cela me fait très plaisir.
Ce serait encore mieux si vous laissiez un petit com, que vous soyiez d'accord avec ce qu'il dit ou non, cela permettrait des échanges !
A bientôt donc ?
Plus que quelques jours à passer à Saint-Denis et le retour se profile à
l'horizon...
Jeudi si tout va bien, je retournerai dans ma campagne enneigée et verglacée... Brr...
Et j'attends ce moment avec impatience. Pourtant, il faut bien l'avouer, je commençais à m'y faire à ma ville dionysienne. J'avais renoué avec mes habitudes, fait les courses à pied, j'étais près des hommes de l'art, je n'avais pas besoin de prendre la voiture...
Voir les petites filles, tout de même plus facilement puisque nous ne sommes pas loin de leur domicile... Revoir les ami(e)s d'autrefois... Discuter dans la rue avec les rencontres intempestives d'anciens camarades militants...
Et la place de la Basilique est belle sous le soleil, le marché est toujours très vivant, les commerces pris d'assaut pendant les soldes... Pour ma part, je n'ai rien trouvé qui me plaise... Une ville fourmillante, aux multiples visages... Mais une ville réputée pour son insécurité...
La petite barrière blanche sera restée fermée trois mois. Personne ne l'aura poussée, seul le vent aura fait grincer la serrure. Les oiseaux du ciel seront partis chercher leur pitance vers d'autres maisons amies, les tourterelles auront fui ce jardin sans jardinier, les mulots auront repris la visite du jardin sans chat...
Vivement le printemps... Que je voie fleurir mes géraniumes, mes roses, tous les oignons de tulipes, les jaunes narcisses, les iris bleus...
Elliott, qui est devenu un vrai boudha, tant il a grossi, va pouvoir se dépenser et perdre sa graisse d'hiver.
Je vous souhaite un bon week-end à tous.
Il nous donne là, des arguments pour nous aider faire avancer la politique du front de gauche.
Front de gauche de Mamanie
Vos gentillesses...